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Bruno, ce Bouvignien qui parle à l’oreille des Boulonnais.

La passion de Bruno, Bouvignien de souche, pour les chevaux de trait n’est un secret pour personne.

Très longtemps, le sexagénaire a eu des Ardennais, jusqu’à 9 chevaux. Cet intérêt, il le partage, avec son frère Edmond, dit l’Enfant, né en 1935.

"Nous, c’était une petite ferme, alors mon père devait travailler à l’extérieur (chez Médard à Beuvry-la-Forêt) alors moi dès la fin de la guerre, j’attelais une vache pour labourer et puis après ça a été un boeuf".

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Bruno, ce Bouvignien qui parle à l’oreille des Boulonnais.

La famille acquiert son 1er cheval de trait en 1948, elle l’achète à la famille Génin de Bouvignies également. Et depuis, leur attachement à ces forces de la nature que sont ces chevaux, s’est manifesté aussi par des façons de travailler atypiques. Longtemps, grâce à une moissonneuse lieuse, qu’ils avaient acquise en 3ieme main, une Massy Harris datant de 1905, ils ont pratiqué la moisson à l’ancienne. D’ailleurs Jean-Jacques Stenven, peintre bouvignien, a immortalisé la machine en 1994, témoins d’une époque qui semblait révolue, qui séduisit le plasticien de part les réminiscences qu’elles suscitaient, souvenirs remontant à son enfance dans la plaine flinoise.

Ce travail à l’ancienne, les deux frères le pratiquèrent pendant 11 saisons, à l’époque où les autres agriculteurs faisaient "leurs premières balles" de paille, eux restaient attachés aux gerbes de blé, traditionnelles, aux moyettes et aux ballots avec de longs fétus de paille, qui leur étaient achetés par les champs de courses parisiens, appréciés pour le confort procuré aux équidés.

Pendant quelques années, Bruno et Edmond sont restés sans cheval de trait. Mais c’était sans compter sur les liens profonds qu’ils avaient tissés au fil des ans avec ces chevaux, fleurons de notre agriculture d’antan.

Bruno a franchi de nouveau le pas ! Intéressé par un Boulonnais, il s’est déplacé dans le Pas-de-Calais à Acquin-Westbécourt chez un éleveur. "Au départ, je voulais en acheter un, ou bien allez, deux et puis j’en ai acheté 4 : "Un tout seul, il s’ennuie, renchérit Edmond. Alors deux, c’était bien". "Mais complète Bruno, c’étaient 2 sœurs et 2 demi-sœurs, elles avaient été élevées ensemble, alors on n’allait pas les séparer".

Et c’est aussi qu’Edmond et Bruno acquièrent 4 juments de race boulonnaise en octobre 2013. Elles auront 3 ans fin mai, début juin : elles se nomment Bebelle, Bichette, Blanchette et Grisette, pesant 600 à 700 kg chacune. Belles, elles le sont : une belle robe blanche légèrement pommelée de gris, élancées, attentives, proches de leur éleveur.

Et Bruno, de nous montrer ces licols, différents pour chaque bête "Les gens, ils ont leur bâti, les chevaux aussi : des licols remis en état, graissés qui sont utilisés quand les chevaux sont attelés. En effet, Bruno a entamé le débourrage des chevaux ; déjà ils s’activent au débardage ; ils extirpent et s’habituent à tirer des "barrous".

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Les Boulonnais sont dans le près.

Avec la bonne saison, on va les voir plus souvent dans la campagne bouvignienne, témoins de ces rapports étroits entre l’homme et le cheval, de leur longue complicité, des efforts soutenus réalisés dans une belle communion.

Merci à Bruno et Edmond de perpétuer ces traditions ancestrales, reflets de la vocation agricole de notre village.

Publié le mardi 16 juin 2015

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Bouvignies - Pour notre village - Janvier 2015

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