Bouvignies comptait aussi un autre commerce de boucherie, Rue de l’église.
Elle était tenue par Henri Top (sa mère était une personne très grande et corpulente, habitant Rue Basse, on lui avait emprunté une immense chemise de toile pour un rôle de Bécassine dans une fête des écoles).
La spécialité d’Henri Top était le pâté. Dès la première guerre mondiale, et du Sud de la France, il ramena à Bouvignies son épouse qui l’aidait dans son commerce.
Connaissez vous le nom du chien de Mr Henri TOP ancien Boucher ? Un épagneul du nom de " Sans ticket" un nom très choisi pour l’époque, n’est-ce pas ....
Un autre établissement, situé à l’angle de la Rue Basse et du Pont du Houblon, existait aussi à cette époque, tenu par Marie Cryson.
On y vendait essentiellement de la charcuterie. L’abattoir à cochons était situé juste au bord de la Rue Basse et attirait toujours beaucoup de monde. Toute une génération de jeunes secondait à l’abattage, recevant par la même une formation. Leur aide était précieuse pendant la guerre quand les aînés étaient au front. Ce sont eux qui ont pris la relève et l’ont assurée, même après la guerre.
Je me souviens également des propos qui fusaient à travers ces commerces : « Et du tendre !...sans nerf ! …… pas de la « barbak » !..... et pas de l’ours !.... »
La consommation de viande était plus restreinte qu’aujourd‘hui. De nombreux Bouvigniens élevaient poulets, poules, lapins, moutons… Aller à la boucherie relevait d’une certaine démarche, les particuliers n’avaient pas de frigidaire, et le manque d’argent se faisait souvent sentir.
Dommage qu’actuellement, seuls 3 commerces dont 2 cafés subsistent à Bouvignies, car ces établissements étaient toujours des lieux de rencontres et d’échanges toujours très riches. »
Nous vous rappelons que cet historique complet vous est disponible sur simple demande...