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Les boucheries à Bouvignies dans les années 1930-1940 (1ère partie)

Au moment où nous avons perdu un commerce de boucherie dans notre village, une ancienne Bouvignienne se souvient et nous a écrit à propos des boucheries dans les années 1930-1940.

"Avant la 2ème guerre, Bouvignies comptait plusieurs commerces de ce genre.

Il y avait celle de Francis Delobelle (« à mo Généreux »), rue des Pronelles. C’était la plus fréquentée avant la guerre.J’étais alors petite fille. La voisine m’avait envoyée y acheter de la "pièce à queue". trouvant l’expresson bien laide, je la remplaçais par un morceau d’aloyau.

Devinez la surprise de ma voisine !

Cette boucherie fut reprise ensuite par Monsieur et Madame Marcotte, et elle subit de nombreuses transformations (installation d’une chambre froide, immense pour l’époque). Le magasin était toujours très fleuri et accueillant.

Pendant la guerre, Madame Duhem continua à servir la clientèle avec humour etaffabilité, aidée par Madame Desmarecaux (Blanche Demory).

Il n’était pas facile d’avoir plus que sa ration. Les tikets de ravitaillement étaient de rigueur. Et le "gras à frites" était encore plus rare.

Au retour de Monsieur Marcotte (parti remplacer son beau-frère, fait prisonnier, dans l’exploitation de sa soeur), la boucherie s’installa Rue de la Place.

L’hygiène rigoureuse de l’établissement, la viande de 1ère qualité... rendaient ce commerce très attractif.

Il n’était pas rare le dimanche que Monsieur Marcotte écoute la messe et ponctuait son découpage de viande de retentissants "Amen".

Il y avait aussi la boucherie Provie Lecocq, située à l’angle de la rue de la Place et du Fief, maison disparue aujourd’hui. Ce commerce a ouvert ses portes pednant la guerre et était notamment célèbre pour ses tripes.

Madame Victoire Lecocq tenait le commerce et également le café se trouvant juste à côté. Il n’y avait qu’un couloir à traverser.
Son mari faisait également les marchés.

Un autre commerce de boucherie était installé Rue Dombrée, tenu par Monsieur François Planchon et son épouse Jeanne.
La boucherie vendait essentiellement aux habitants du quartier et Madame Jeanne, toujours élégante et portant des bijoux rutilants, trônait au milieu de jambons et des saucissons.

Après elle, son fils François prit la suite. Débonnaire, blagueur, il était le 1er à rire de ses plaisanteries. Il était aidé par sa femme Yvonne qui jouait du piano : très impressionnant pour les clients bouvignens !

Sa seconde épouse Honorée l’a ensuite aidé dans le commerce jusqu’à l’âge de la retraite.

L’abattage se faisait généralement dans la cour : ceci était également valable pour toutes les autres boucheries de l’époque.

Quand Honorée se disait trop déprimée, elle confiait à d’autres sa mission, à savoir, tenir la bête en attendant le coup de massue fatidique qui faisait s’affaisser la vache de 700 kg, avant le coup de révolver.

Bouvignies comptait aussi un autre commerce...

(Suite dans le 2ème article...)

Publié le dimanche 25 janvier 2009

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