Le jury, composé principalement de journalistes nordistes, a décerné le prix Gondecourt, du nom d’une petite ville de notre région, lundi à la chercheuse et communicante Elise Ovart-Baratte pour son ouvrage "Les Ch’tis c’était les clichés" (éditions Calmann-Lévy).
Ce prix, qui récompense une enquête journalistique, a une valeur symbolique de 7,62 euros, à l’instar du célèbre prix Goncourt.
Le livre d’Elise reflète un autre point de vue sur la "nord’mania". Elise Ovart-Baratte a écrit un pamphlet sur le film "Bienvenue chez les ch’tis" auquel elle reproche d’avoir enfoncé le clou des clichés sur le Nord. Elle y voit le signe d’une incapacité de la région à mettre en valeur ses vrais atouts et à se complaire dans une vision passéiste.
Créé en 2002, le prix Gondecourt a été attribué la première année à Denis Robert pour "La boîte noire" (Les Arènes), en 2003 à Daniel Carton pour "Bien entendu... c’est off" (Albin Michel) et en 2004 à Pierre Ballester pour "L.A. confidentiel" (La Martinière). Non décerné en 2005, il a récompensé en 2006 "Le secret des Mulliez", de Bertrand Gobin (La Borne), et l’an dernier "Abus de pouvoir" de Vincent Quivy.
Espérons que cette réussite ouvre la voie à d’autres de nos jeunes talents nordistes....